Les Dorés d'Amérique

Daurai, Dauray, Dauré, Daurey, D'Auray, D'Aurey, Doray, Dorai et Dorais

Infos en bref

* Il y a 350 ans en ce 11 août 2016, 35 colons - des "engagés" - arrivent a Québec sur le "Saint-Jean-Baptiste" de Dieppe, parti de La Rochelle. Parmi eux, Louis Doré, l'ancêtre. CLIQUEZ NOUVELLES

* Texte du contrat de mariage des ancêtres Louis Doré et Jeanne du Fossé (1670) CLIQUEZ NOUVELLES

* Jean Doré, 39e maire de Montréal (1988-1994), est un descendant de Louis Doré (1666). Sa lignée a quitté Neuville pour s'établir dans la région de la rivière des Mille-Isles. CLIQUEZ NOUVELLES

Le site de l'Association des familles Doré Inc.

On trouve des Doré dès le début de la Nouvelle-France.

Roger Doré est tué par les Iroquois avant 1664. Pierre Doré de Saint-Nicolas (La a Rochelle) épouse Jeanne Rivaut à Québec en novembre 1681. Il décède en mai 1684 et ne laisse aucun descendant. Le généalogiste Tanguay fait mention de Marie-Joseph Doré, épouse de Michel Gingras, qui aurait vécu au pays vers la même époque. Un autre Doré, Gabriel (recensement de 1667), vit dans la famille de Jean de Rainville et obtient une concession le 24 août 1669 devant le notaire Rageot. Le recensement de 1681 signale la présence d'un Dauré, Anthoine, dans la Seigneurie de Boucherville. On y mentionne son épouse Marie Richard ainsi que 5 enfants.

Et à cette énumération s'ajoutent les noms des Doré qui se sont établis en Nouvelle-France et qui y ont laissés des descendants que l'on retrouve aujourd'hui au Québec et au Canada: Louis (1666), Jean (1730) et Louis (1759), trois Français. Un certain nombre de leurs descendants ont émigrés aux États-Unis et ailleurs.

L'orthographe du nom a été modifié dans beaucoup de lignées, comme l'indique la page d'accueil, à celles-là d'autres modifications pourraient être ajouté. La consonance est toujours la même cependant. Aussi des individus de nationalités différentes, peu nombreux toutefois, ont adopté le nom.

Les trois ancêtres des Doré d'Amérique

Voici quelques notes biographiques sur chacun de ceux qui ont laissé des descendants et cela dans l'ordre de leur arrivée au pays.

Louis Doré (1666)

L'humble maison de l'habitant

L'humble maison de l'habitant

Louis est le premier à s'installer définitivement au pays. Il est le fils de Pierre et de Hilaire Fergé, de Vivier-Jusseau, actuellement de la commune de Chives en Charentes-Maritime. Il arrive en Nouvelle-France le 11 août 1666 à bord du navire le Saint-Jean-Baptiste. Il s'était embarqué à La Rochelle le 17 mai. Né vers 1636, il épouse à Québec, le 1er septembre 1670, Jeanne Dufossé (fille du Roy), fille de feu Vincent Dufossé et de Noëlle Desnoyers de la paroisse St-Léger de la ville et évêché d'Évreux en Normandie.

En 1669 Louis reçoit une concession dans la Seigneurie de Maure et s'établit à la Rivière-aux-Roches, St-Augustin de Demaures, où il devait passer sa vie ainsi que ses fils Pierre-Louis et Étienne. Le contrat de concession fut passé devant le notaire Gilles Rageot. Une maison familiale sise sur la terre de Louis appartient toujours à l'un de ses descendants.

Louis est décédé à l'hôpital de l'Hotel-Dieu-de-Québec le 9 novembre 1696 après avoir été hospitalisé pour une période de neuf jours. Jeanne Dufossé fut inhumée le 7 novembre 1698 à Neuville.

Louis et Jeanne étaient à l'aube de la trentaine quand ils se sont mariés. Ils ont donné naissance à six enfants :

Pierre-Louis né le 28 août 1671 épouse Catherine Coquin, à Pointe-aux-Trembles de Québec, le 24 novembre 1699. Il décède à Saint-Augustin-de-DesMaures le 15 juillet 1744. Le couple donne naissance à 16 enfants: Louis, 1701; Nicolas, 1702; François, 1704; Marie Anne, 1706; Jean-François, 1707; Marie Geneviève, 1709; ierre, 1711; Étienne, 1712; Louis-Joseph, 1714; Marie Louise, 1715; Joseph, 1717; Claire et Catherine, jumelles décédées le jour de leur naissance, 1719; Ignace, 1721; Marie-Charlotte, 1723; Marie Angélique, 1725. Cette dernière se fit religieuse chez les Sœurs de la Congrégation de Notre-Dame de Montréal.

Parmi les descendants de Pierre-Louis et de Catherine se retrouvent les trois Doré patriotes morts à la bataille de Saint-Eustache, en 1837.

Marie-Madeleine, née le 24 août 1673, épouse Blaise Dumareil, fils de Toussaint et Catherine Chevreil de France, le 21 février 1689 à Pointe-aux-Trembles. Elle décède le 11 octobre 1694 à Château-Richer. Elle donne naissance à deux enfants, Magdeleine et Florent.

Jeanne-Angélique née le 16 avril 1676 épouse Antoine Lemarié, fils de Jacques, fermier, et de Marie Morin, le 12 octobre 1699 à Saint-Augustin-de-Desmaures. Elle donne naissance à une fille, Jeanne-Angélique, le 2 août 1700, paroisse de Saint-Augustin, et décède le lendemain 3 août des suites de l'accouchement.

Françoise née le 16 avril 1678 à Québec épouse Jean Gagnon (né le 26 avril 1659), fils de Robert et Marie Parenteau, le 4 novembre 1718 à Notre-Dame de Québec. Jean était père 13 fois d'un premier mariage. Ce second mariage fut sans postérité. Françoise décède le 10 décembre 1748 à Rivière-Ouelle et Jean le 17 février 1742.

Étienne est né le 9 février 1680 et a été baptisé le 11 février suivant à l'église de Dombourg. Le 6 février 1720 (plutôt le 16 selon des auteurs), il épouse Louise Pluchon (Aubuchon) qui décède quatre mois plus tard, soit le 4 juin 1720.

Étienne se remarie en 1723, le 12 avril, à la Pointe-aux-Trembles, avec Charlotte Maurissette, fille de Mathurin Maurisset et d'Élisabeth Coquin dit Latournelle. Le couple donne naissance à 11 enfants : Étienne 1724, Charlotte, 1726; Louis-Joseph, 1728; Jean François, 1729; Augustin, 1730; Françoise, 1732;34; Joseph, 1735; Michel, 1737; Thérèse, 1739; Jean-Baptiste, 1741.

Étienne décède en 1742 alors que le dernier-né a un an. Il faut dire qu'Étienne s'est marié assez âgé avec une jeune femme, sa cadette d'au moins vingt ans.

Michel est le sixième enfant, né à Neuville le 6 octobre 1682 et baptisé le 20 octobre suivant. Ses parrain et marraine sont Michel Deserre et Geneviève Boutin. Michel est resté célibataire. On retrouve son nom au « Palmares de la longévité au Québec ancien », une étude signée Hubert Charbonneau, une autorité en la matière. L'article contient une liste des nonagénaires du 18ème siècle ou apparaît Michel, qui, a son décès a 93 ans, 7 mois et 9 jours.

Les descendants de Louis (1666)

Au Québec, les descendants de Louis Doré et Jeanne Dufossé se retrouvent dans les régions du Saguenay-Lac-St-Jean, de Québec, des Laurentides et à Montréal. Plusieurs ont migré vers les provinces anglaises et quitté le pays pour les Etats-Unis. Quelques lignées ont modifié l'orthographe du nom (Dauray et D'Auray pour en nommer deux), particulièrement dans la grande région montréalaise.

Un peu d'histoire

Nos ancêtres signaient des contrats, c'est bien connu. Le contrat de mariage avant de passer chez le curé était la coutume, ce qui le validait. Jeanne Dufossé, fille du Roy, en a signé trois : un premier avec André Gariteau le 7 octobre 1669, un deuxième avec Pierre Buteau le 15 avril 1670 et un troisième avec Louis Doré le 9 août 1670. Le premier septembre 1670, quatre couples se présentent devant le curé de la cathédrale de Québec, dont Louis Doré et Jeanne Dufossé. Jeanne était donc fixée dans son choix, l'élu de son cœur sera Louis l'ancêtre de Doré.

Un deuxième contrat concerne la concession obtenu par Louis devant le notaire Gilles Rageot le 10 août 1669, dans la Seigneurie de Maure (Rivière aux Roches), où il passa sa vie ainsi que ses fils Pierre-Louis et Étienne. Quelques années plus tard, soit le 14 octobre 1675, il achète la concession que François Caron, un ami semble-t-il, avait obtenu le même jour que lui, mais qu'il avait vendu à Sibard Courraud de la Coste (de Beaupré probablement). Ces deux concessions étaient voisines et resteront dans la famille Doré pendants deux siècles.

Il existe deux autres contrats, passés devant le notaire royal Raymond Becquet, où apparaît le nom de Louis Doré. Le premier est un bail où Louis loue une vache de Louis Sédillot pour une période de deux ans au prix de vingt-cinq livres. Ici il faut se mettre en contexte. On est le 29 juin 1671 et Pierre-Louis, l'aîné de la famille, naît le 26 août 1671, soit un an après le mariage de ses parents.

On peut penser que la vache était devenu indispensable vu la naissance de Pierre-Louis deux mois plus tard. Les bébés ont toujours eu besoin de lait. Il est fort probable aussi que la vache donnera des veaux au cours de ces deux années, ce qui constituera la base d'un troupeau. Et Pierre-Louis aura eu un bon départ si on en juge par sa nombreuse postérité. La location était probablement plus accessible que l'achat.

Mais un autre aspect est intéressant. De quelle race était la vache louée par Louis? Au début de la Nouvelle-France, entre 1608 et 1610, les bovins, provenaient de la région de la Normandie en France. Par la suite des importations successives d'animaux ont été effectuées à partir de la Bretagne et de la Gascogne. Il semblerait que c'est à partir de tous ces animaux que c'est formée la « Canadienne », ou « Canadienne noire » ou « Canadienne française ». Avec le temps elle a pris une apparence et une conformation propre. Et pendant deux siècles elle sera l'unique vache au Québec. En 1850, le Parlement canadien a été avisé que les bovins de race Canadienne étaient les seuls au Québec, sauf pour quelques troupeaux d'Ayrshire et Shorthorn.

La Canadienne est d'origine québécoise et elle est la seule race laitière à avoir été développé dans le continent nord-américain. Depuis cette époques d'autres races ont fait leur entrée au Québec. Conséquence, la Canadienne est menacée de disparaître. Elle a bien servi le peuple québécois pendant au-delà de deux siècles et fait partie du patrimoine animal québécois. Actuellement l'Association des éleveurs de la race Canadienne précise sa vocation et défend son utilité et s'en fait l'intelligente défenderesse. Il est permis de penser qu'elle ressemblait aux animaux qui apparaissent sur la photo ci-contre.

Le deuxième contrat se rapporte au défrichement de la terre du Sieur de la Chevrottière, François de Chavigny Escvuyer. Louis Doré et François Dupuis s'engagent à « abattre, débitter, brusler & nettoyer neuf arpents de bois au lieu qui leur sera judiqué par led Sieur de la Chevrottière sur sa terre & Seigneurie de la Chevrottière… » Ce travail est fait pour la somme de trois cent vingt-quatre livres, à raison de trente-six livres par arpents. Et voilà pour les contrats. De Louis Doré (1666).

Le Vivier-Jusseau

Le Vivier-Jusseau, pays de Louis Doré (1666), fait partie de la commune de Chives, qui comprend le bourg, quatre villages y compris Vivier-Jusseau, cinq hameaux, quelques fermes et maisons isolées. Sa superficie globale est de 2044 hectares.

Un ruisseau, le Gazon, parcourt la commune. Au Vivier, il se divise en plusieurs branches, et est alimenté par plusieurs sources dont la plus importante est à Jusseau. Ce ruisseau joua un grand rôle dans l’économie de cette commune au cours des siècles. Il y a 200 ans, il faisait tourner trois moulins dont un à Vivier. Sous l’effet des éléments, il s’est modifié avec le temps puis est disparu en poursuivant sa course sous terre.

VIVIER JUSSEAU

VIVIER JUSSEAU

L’histoire de la commune remonte aux Romains. Sur la voie romaine Aulnay et Ruffec s’élevait une agglomération assez importante là où est Chives aujourd’hui. Vivier-Jusseau existait au Moyen-Âge et avait son château que les propriétaires abandonnèrent pour s’installer au «Logis» actuel. C’était un château-fort entouré de hautes murailles crénelées et pourvu de mâchicoulis. Une enceinte de 2 ou 3 rangées de douves rendait le château inabordable. Le pont-levis situé en face de l’enceinte murée était renforcé par une herse. L’emplacement de ce château est toujours visible, ainsi que celui d’autres constructions.

Impasse Doré, VIVIER JUSSEAU

Impasse Doré
VIVIER JUSSEAU

Quelques bâtiments très anciens, qui auraient pu appartenir aux ancêtres Doré existent encore et sont entretenus et occupés; ils ont connus des modifications et réfections importantes. Les propriétaires actuels (en 2004) sont Annie Bourdier et Pierre Boitet, son époux. Leur porte était ouverte aux Doré.

Avant la Révolution, le Vivier-Jusseau était le seul centre commercial de la région. Il s’y tenait, de temps immémorial, huit foires par an et un marché par semaine. Après la Révolution, ces foires et marchés qui avaient cessé d’opérer furent rétablis à raison de 12 foires par an, le 4 de chaque mois, puis abolis. Les halles furent démolies en 1810.

Rue du Québec, VIVIER JUSSEAU

Rue du Québec
VIVIER JUSSEAU

Les armoiries des Seigneurs du Vivier-Jusseau apparaissent dans l’église de Chives où elles ont été mises à jour lors de la réfection de celle-ci en 1990. L’église de Saint-Julien de Chives a la forme d’une basilique romane. Elle appartient à deux époques : la nef unique se rattache au XIIe siècle, le transept et le chœur sont du XIVe siècle. Cette église était autrefois entourée d’un cimetière. Des personnages important furent enterrés dans et sous l’église, dont un en 1666, que Louis Doré a peut-être connu.

Coin des deux rues, VIVIER JUSSEAU

Coin des deux rues
VIVIER JUSSEAU

L’économie de cette grande région repose sur l’agriculture, le tourisme et l’industrie vinicole. Au «Logis » du Vivier, un agriculteur pratique l’élevage de vaches limousines et la région est dotée d’une coopérative agricole importante reliée à un ensemble encore plus vaste. Près de cette coopérative se trouve le lieu-dit «Chez Doré ».

La commune des Chives est à la limite des trois départements suivants : la Charente, la Charente-Maritime et Deux-Sèvres. Le Vivier-Jusseau est à la jonction des routes D132 et D225E3.

Jean Doré (1730)

Il est le deuxième à venir de France en Nouvelle-France (après Louis 1666). Il s'installe à Montréal vers 1730. Ses parents Jean Doré et Marie Boyer, sont de St-Vivien, diocèse de Saintes, en Saintonge, dans l'ouest de la France où il a été baptisé en 1701.

Marie-Madeleine Renaut

En 1731, après avoir signé un contrat de mariage le 15 août, devant Jean-Baptiste Adhémar, notaire à Montréal, Jean-Baptiste Doré épouse le 16 août à l'église Notre-Dame-de-Montréal (alors sise sur l'actuelle Place d'Armes), Marie-Madeleine Renaut, née en 1714, fille de Jean Renautet Marguerite Charbonneau. Le père de Madeleine, Jean, était anglais de naissance (né à Londres en 1685) bien que son nom semble français. Il est fils de Jean et Suzanne Waters, anglais catholiques de Londres.

Il est probable que Jean Renaut, mari de Marie-Madeleine, ait été fait prisonnier par les canadiens lors des incursions de ceux-ci en Nouvelle-Angleterre.

Église de la paroisse mère de Châteauguay, construite vers 1775.

La famille Doré/Renaut

Le couple donne naissance à treize enfants. En voici l'énumération :

Marie-Madeleine (date de naissance inconnue) à Châteauguay le 10-02-1755, Michel Mire fils de Michel Mire et Élisabeth Lamarche.

Jean-Baptiste (date de naissance inconnue, mais il est premier nom mentionné dans les contrats, suggérant qu'il est l'aîné des garçons) épouse à Châteauguay le 07/01/1766, Marie-Anne Ride, fille de Jean Ride et Marie-Anne Dessant (contrat Lalanne 12/10/1771).

Paroisse Notre-Dame de Versailles

Paroisse Notre-Dame de Versailles

Ignace, né et baptisé le 15/10/1736 à Laprairie, épouse à Châteauguay le 21/10/1771, Marie-Louise Lebreia ou Briard dit Laroche, fille de Charles Lebreia et Marie-Anne Petit (contrat Lalanne 12/10/1771)

Marie-Anne, née et baptisée le 19/10/1738 à Laprairie; elle décède à 15 mois le 20/01/1740, sa sépulture a lieu le 21 au même endroit.

Jean-Louis, né le 04/09/1740 et baptisé le jour même à St-François-Xavier du Sault-St-Louis : il épouse Josephte Ride fille de Jean Ride et Marie-Anne Dessant, le 02/02/ 1767 à Châteauguay.

Marie-Anne (seconde du nom), baptisée le 06/03/1743 à Châteauguay, elle épouse le 08/02/1764 Barthélémi Giraoux, fils de Louis et Françoise Isabelle.

Marie-Louise, née le 13/12/1745 et baptisée le 14/12/1745 à Laprairie, épouse Joseph /Couillard, fils de Joseph et Thérèse Poineau, le 10/02/1766 à Châteauguay.

Jacques, né et baptisé le 11/09/1747 à Laprairie, épouse Marguerite Lunegant, fille de François et Marie-Louis Ouimet à Châteauguay (contrat Lalanne 18/12/1775) Il est l'ancêtre des sousmentionnés par Jean-Baptiste, Amable, Alfred, Arthur, Bernard et Louis.

Notre-Dame de Versailles (1684)

Notre-Dame de Versailles (1684)

Marie-Joseph, née et baptisée le 18/07/1749 à Laprairie; elle décède le 9 et est inhumée le 10/08/1749 à Laprairie

Pierre, né et baptisé le 18/08/1750 à Châteauguay; il vivait encore en 1775 Marie des Anges, née et baptisée le 30/06/1752 à Châteauguay, elle épouse le 15/07/1782, Jean-Baptiste Malet fils de Jean-Baptiste et Marie-Louise Legaux

Marie-Joseph (deuxième du nom), née et baptisée le 09/04/1754 à Châteauguay. Elle décède à deux mois, et est inhumée le 12/06/1754 à Châteauguay.

Suzanne, née et baptisée le 23/04/1756 à Châteauguay, elle épouse le 27/09/1779 Louis Dubeaux, fils de Louis et Marie-Charlotte Malette (contrat Lalanne 27/09/1779).

Pionnier de Châteauguay

Il semble que Jean Doré était à Laprairie jusqu'en 1740. Puis il est au Sault-St-Louis, mais dès le 2 juillet 1742, on le trouve à Châteauguay, où ses trois aînés sont confirmés. En 1745, on le trouve de nouveau à Laprairie, où le 09/08/1743, devant le notaire Guillaume Bessette (Laprairie) il achetait un petit terrain à Laprairie, de François Leber et son épouse. De ce terrain, il cède « un droit de vue » le 08/03/1744 à Pierre Hubert La Croix et son épouse chez le même notaire. En 1750 il s'installe définitivement à Châteauguay, où le 18/02/1875, une terre sur la rivière du Loup (actuelle rivière Châteauguay) appartenant à la famille, est vendue à Jacques Doré, le huitième enfant (notaire Lalanne, qui a succédé à G,Bessette).

Marie-Madeleine Renaut décède et est enterrée le 15/03/1773 à la paroisse St-François-Xavier du Sault St-Louis. L'église actuelle (St-Joachim) est construite de 1775 à 1779. Les curés desservants séjournent en permanence à partir de 1775. Quant à l'ancêtre Jean Doré, il décède et est inhumé le 09/06/1779 à Châteauguay.

L'orthographe du nom chez les Doré des trois souches varie beaucoup comme il est indiqué sur ce SITE, particulièrement à la page d'accueil. A part DORÉ, parmi les descendants de Jean, on retrouve dans les inscriptions de registre ou de notaire, DORAY, DORET, DORAIS, DAURÉS; mais c'est surtout comme DORAY, DORAIS, et DORÉ évidemment, que l'on retrouve le plus grand nombre parmi les descendants de Jean.

Louis Doré (1759)

Louis Doré est arrivé au pays vers 1759. Il est le fils de Louis, l'un des cent Suisses de la garde ordinaire du Roy, et d'Anne Sylvestre de la paroisse de Versailles, diocèse de Paris. Il est grenadier et âgé de trente-six ans. Il épouse le 20 octobre 1760 Marie-Catherine Roussel âgée de 16 ans, fille de Pierre Roussel et de Marie-Catherine Morant de la paroisse de Saint-Sulpice de L'Assomption.

Louis Doré est né le 16 décembre 1724 à Versailles. Le lendemain il est présenté sur les fonts batismaux de l'église Notre-Dame de Versailles par le tailleur Nicolas Cury et la fille du cuisinier Pierre Aurie, Angelique. L'acte nous apprend que Louis Doré, le père est tailleur et qu'il sait signer.

L'église Notre-Dame de Versailles constitue un projet de Louis XIV qui pose la première pierre le 10 mars 1684. L'église fut consacrée le 30 octobre 1686. Elle remplaçait la vielle église Saint-Julien. Il y eut des ajouts à cette église aux XV111ème et X1Xème siècles.

Le couple donne naissance à dix enfants dont voici l'énumération :

Louis-Michel, b.30-9-1761, St-Sulpice
André, b. 3-2-1763-St-Sulpice
Catherine, b. 7-6-1764-Ste-Geneviève Pierrefonds
Mariage 1- Jean-Baptiste Paquet
Le 29 janvier 1798, Les Cèdres, Soulanges
Mariage 2 - Joseph Malboeuf
Le 2 juin 1817, Les Cèdres, Soulanges
Antoine, b. 9-7-1766-St-Ours
Épouse Marie-Josephte Cédillot le 15-10-1787, Les Cèdres
Marie-Charlotte, b.30-1-1768-St-Ours
Pierre, b.12-10-1770-Rivière-du-Loup, Louiseville
Marie-Madeleine, b.17-2-1774-Berthier-en-Haut
décède le 5 avril 1774
Charles, b.23-10-1778-Berthier-en-Haut
Pierre, b.18-7-1781-Berthier-en-Haut
Marie-Madeleine, b.25-12-1783-Maskinongé

On retrouve des descendants de Louis et de Catherine dans le grande région de Montréal, sur la Cote Nord, dans l'est de l'Ontario, aux Etats-Unis, en Australie…Prochainement apparaîtrons quelques lignées sur ce site. C'est à surveiller…L'orthographe a aussi été modifié dans plusieurs cas, ce qui rend la recherche plus laborieuse.